Le Gabon écarte Mahamadou Bonkoungou au profit d’AD Con pour un contrat d’armement estimé à 200 millions d’euros ?
Le courtier en armement israélien Gaby Peretz serait parvenu à convaincre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ainsi que plusieurs responsables des services de sécurité de mettre de côté les propositions formulées par Mahamadou Bonkoungou, président-directeur général du groupe EBOMAF, au profit d’AD Con dans le cadre d’un important programme d’acquisition d’équipements militaires.
Selon plusieurs sources, en janvier 2026, l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou avait été mandaté par le chef de l’État gabonais afin de faciliter l’acquisition d’hélicoptères de combat russes de type Mil Mi-35M destinés au renforcement des capacités aériennes des forces armées gabonaises. Les appareils, qui auraient été stationnés au Pakistan, étaient présentés comme une solution rapide pour moderniser les moyens opérationnels du pays.
Toutefois, contre toute attente, le dirigeant d’EBOMAF aurait rencontré des difficultés dans l’identification et la mobilisation d’appareils disponibles correspondant aux attentes des autorités gabonaises. Face à ces contraintes, il aurait finalement proposé des hélicoptères ayant déjà servi pendant plusieurs années au sein des forces armées pakistanaises, à des conditions financières qui, selon certaines sources, se rapprochaient du coût d’acquisition d’appareils neufs directement issus des chaînes de production russes.
Cette situation aurait suscité des interrogations au sein des cercles décisionnels gabonais. D’autant plus que Mahamadou Bonkoungou avait auparavant conclu avec Fly Gabon une opération portant sur la cession d’anciens aéronefs ayant notamment assuré des liaisons entre Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Lomé. Selon plusieurs observateurs, ces appareils auraient été vendus à des niveaux de prix comparables à ceux d’équipements neufs, alimentant ainsi les réserves de certains responsables quant aux nouvelles propositions formulées dans le domaine de la défense.
C’est dans ce contexte que les offres portées par le courtier israélien Gaby Peretz et la société AD Con auraient progressivement gagné en crédibilité auprès des autorités gabonaises, ouvrant la voie à un vaste programme d’acquisition militaire dont le montant global serait estimé à près de 200 millions d’euros.
